Copropriété — loi du 10 juillet 1965

Logiciel pour syndicat coopératif

Le mode coopératif confie la fonction de syndic au président élu par le conseil syndical. Lotisoft équipe ce mode de gestion pas à pas : lots, AG, appels de fonds, fonds travaux ALUR.

Qu'est-ce que le syndicat coopératif ?

Le syndicat coopératif est un mode de gouvernance de la copropriété prévu par la loi du 10 juillet 1965. Il repose sur un principe simple : la fonction de syndic est exercée par un membre du conseil syndical. Le conseil syndical, composé de copropriétaires élus en assemblée générale, élit son président — et ce président devient le syndic de la copropriété.

Le syndicat coopératif n'est pas une structure juridique distincte du syndicat des copropriétaires : c'est la même personne morale (article 14 de la loi de 1965), mais administrée selon un mode collégial. La copropriété conserve l'ensemble de ses obligations légales (compte bancaire séparé, fonds travaux ALUR, immatriculation au registre national, AG annuelle), exercées par le conseil syndical et son président.

Ce mode se distingue du syndic bénévole, où un copropriétaire est élu directement par l'AG pour exercer la fonction de syndic — sans nécessairement être au conseil syndical. En coopératif, la fonction de syndic est structurellement liée au conseil syndical : elle est portée par son président élu, ce qui favorise la collégialité et la continuité.

Pourquoi adopter le mode coopératif ?

Maîtrise des coûts

La fonction de syndic est exercée bénévolement par le président élu, ce qui allège les charges courantes — un atout particulièrement net sur les petites et moyennes copropriétés.

Proximité & transparence

Les décisions sont prises et exécutées par les copropriétaires eux-mêmes, qui connaissent leur immeuble et leurs voisins. L'information circule directement, sans intermédiaire.

Collégialité & continuité

La fonction de syndic est portée par le conseil syndical, pas par une personne isolée. Le changement de président se fait sans rupture, sans transmission de dossier complexe.

Passer en syndicat coopératif

Le passage en mode coopératif se décide en assemblée générale, sans modification du règlement de copropriété. La procédure tient en quelques étapes :

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    Inscrire la résolution à l'ordre du jour de l'AG

    La proposition de passage en syndicat coopératif est portée par un copropriétaire ou par le conseil syndical existant. Elle doit figurer explicitement dans la convocation envoyée 21 jours avant l'AG.

  2. 2

    Voter à la majorité de l'article 25

    L'adoption requiert la majorité absolue des voix de tous les copropriétaires. Si elle n'est pas atteinte mais qu'au moins un tiers est acquis, un second vote à la majorité de l'article 24 (passerelle) est immédiatement possible.

  3. 3

    Constituer ou renouveler le conseil syndical

    Le conseil syndical doit être en place — élu pour trois ans renouvelables, à la majorité de l'article 25. Sa composition est libre, mais sa présence est indispensable au mode coopératif.

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    Élire le président du conseil syndical

    Le conseil syndical, réuni en interne, élit son président parmi ses membres. Ce président devient automatiquement syndic de la copropriété, avec l'ensemble des prérogatives et responsabilités attachées à la fonction.

Les obligations restent celles de la copropriété

Le syndicat coopératif ne dispense d'aucune obligation légale — il les exécute simplement en interne. Le président-syndic en est garant :

Compte bancaire séparé

Depuis la loi ALUR (2014), la copropriété doit détenir un compte bancaire à son nom, distinct de tout compte personnel. À ouvrir dans les trois mois suivant la prise de fonction du président-syndic, sous peine de nullité du mandat.

Fonds de travaux obligatoire

Pour les immeubles de plus de 10 ans (art. 14-2 loi 1965), cotisation d'au moins 5 % du budget prévisionnel annuel. Les sommes sont ségréguées et non remboursables en cas de vente de lot.

Immatriculation au registre national

Chaque copropriété — y compris en mode coopératif — doit être immatriculée au registre national des copropriétés, avec mise à jour annuelle des données financières et techniques.

Assurance de l'immeuble

Responsabilité civile obligatoire (art. 9-1 loi ALUR). Une assurance responsabilité civile pour le président-syndic est vivement recommandée et peut être souscrite par la copropriété.

Assemblée générale annuelle

Au moins une AG ordinaire chaque année — vote du budget, approbation des comptes, élection ou reconduction du conseil syndical et de son président.

Carnet d'entretien & diagnostics

Carnet d'entretien obligatoire (loi SRU 2000). DPE collectif, diagnostic technique global (DTG), amiante, plomb — chacun avec son échéance et ses obligations d'affichage.

Les trois majorités d'une AG de copropriété

Le mode coopératif ne change rien aux règles de vote en AG. Toutes les décisions du syndicat suivent les trois seuils prévus par la loi de 1965, selon l'importance de la décision :

Article 24 — Majorité simple

Majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance. Pour les décisions courantes : approbation des comptes, budget prévisionnel, travaux d'entretien.

Article 25 — Majorité absolue

Majorité des voix de tous les copropriétaires (présents, représentés ou absents). Pour les décisions importantes : adoption ou abandon du mode coopératif, élection du conseil syndical, travaux d'amélioration. Si la majorité n'est pas atteinte mais que le tiers est acquis, revote immédiat à la majorité de l'article 24 (« passerelle »).

Article 26 — Double majorité

Majorité des copropriétaires représentant au moins les deux tiers des voix. Pour les décisions lourdes : modification du règlement de copropriété, aliénation des parties communes.

Lotisoft calcule automatiquement le quorum et la majorité atteinte pour chaque résolution, applique les règles de passerelle et conserve les procès-verbaux signés. Plus d'erreur de décompte, plus de doute sur la validité d'un vote.

Lotisoft pour le syndicat coopératif

Conçu pour les copropriétés gérées en interne, Lotisoft outille la collégialité du conseil syndical et la rigueur du président-syndic :

Questions fréquentes sur le syndicat coopératif

Qu'est-ce qu'un syndicat coopératif ?

Le syndicat coopératif est un mode de gestion de la copropriété, prévu par la loi du 10 juillet 1965, dans lequel la fonction de syndic est exercée par un membre du conseil syndical. Le conseil syndical élit son président, et ce président devient syndic de la copropriété. Le secrétaire et les autres membres du conseil syndical participent à la gestion. C'est la forme aboutie de l'autogestion : la copropriété fonctionne en toute autonomie, portée par ses propres membres.

Quelle différence entre syndicat coopératif et syndic bénévole ?

Dans les deux cas, il n'y a pas de syndic professionnel. La différence tient à la structure : un syndic bénévole est un copropriétaire élu directement par l'assemblée générale comme syndic — il n'a pas besoin d'être au conseil syndical. Dans le syndicat coopératif, le syndic est structurellement le président élu par le conseil syndical : la fonction est portée par l'organe collégial, pas par une personne isolée. Le coopératif favorise la collégialité et la continuité ; le bénévole, la simplicité.

Comment passer en syndicat coopératif ?

Le passage se décide en assemblée générale, à la majorité de l'article 25 (majorité absolue de tous les copropriétaires) : adoption de la forme coopérative, constitution ou renouvellement du conseil syndical, et élection du président par le conseil. La décision peut intervenir à toute AG ordinaire, sans modification du règlement de copropriété. Si la majorité absolue n'est pas atteinte mais qu'au moins un tiers des voix est acquis, un second vote à la majorité de l'article 24 est possible (passerelle).

Le président élu doit-il être bénévole ?

Oui. La fonction de syndic en mode coopératif est exercée à titre bénévole. Le président peut percevoir une indemnité votée en assemblée générale pour compenser le temps consacré, comme tout syndic bénévole. Cette indemnité reste modeste et est soumise à déclaration fiscale en tant que revenus divers.

Quels sont les avantages du syndicat coopératif ?

Trois avantages principaux. D'abord la maîtrise des coûts : la fonction de syndic est exercée bénévolement par le président élu, ce qui allège les charges courantes. Ensuite la proximité : les décisions sont prises et exécutées par les copropriétaires eux-mêmes, qui connaissent leur immeuble et leurs voisins. Enfin la collégialité : la fonction de syndic est portée par le conseil syndical, ce qui réduit la dépendance à une seule personne et facilite la transition lors d'un changement de président.

Quelle est la responsabilité du président-syndic ?

Le président élu en syndicat coopératif assume l'ensemble des responsabilités attachées à la fonction de syndic : tenue des comptes, convocation des AG, exécution des décisions, ouverture du compte bancaire séparé, immatriculation au registre national, gestion du fonds de travaux ALUR. Sa responsabilité civile peut être engagée en cas de faute de gestion. Une assurance responsabilité civile est vivement recommandée — elle peut être souscrite par la copropriété pour le compte de son syndic-président.

Lotisoft convient-il aux syndicats coopératifs ?

Oui — c'est précisément un de ses publics cibles. Lotisoft équipe le conseil syndical et son président des outils nécessaires à l'exercice de la fonction de syndic : vote, partage de documents, espace résident, traçabilité des décisions. Les fonctionnalités collégiales sont particulièrement adaptées au fonctionnement collectif d'un syndicat coopératif.

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